19 décembre 2005

Crying For KingKong



Les gorilles m’ont toujours fortement impressionné, probablement à cause de ce petit côté humaniste qui se dégage de leurs regards. Si loin mais si proche de nous. Une espèce de huit mètres de hauteur, forcément, ça ne me laisse pas indifférente et à défaut d’aimer tous les sexes de cette petite catégorie qu’est l’être humain, je me dis que je pourrais être heureuse avec un King Kong. Il peut me défendre de toutes les espèces animales, de la petite araignée jusqu’au Vélociraptor le plus affamé.

Il est vraiment très fort ce singe, il est arrivé à me faire pleurer pendant 3 heures sous prétextes qu’il voulait qu’on lui rende son jouet. Je me mets à sa place, si l’on me privait d’un joujou nommé Naomi Watts, je crois que je serais susceptible de retourner tous les buildings de la terre.

Les yeux en forme de gallots, la peau tirée sur les traces séchées des larmes qui ont coulées jusque dans mon cou, je quitte la salle et vais m’asseoir en face de l’église Saint Eustache en pensant que les gens c’est tous des connards. Il suffit de la lecture d’un sms, faisant vibrer ma poche, pour déclancher à nouveau les fontaines des pleurs qui n'ont aucun sens, en pensant cette fois ci que non, c’est moi la connasse.


Photo :
Copyright D. Juncutt
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