08 décembre 2005

Une Couverture d'Amertume



Trop de champagne, les bulles grimpent le gosier et font que mon cœur qui bat bien vite, se fait inhabituellement entendre. Allongée sur le lit, une couverture d’amertume en trop. Partir pour empirer, rester pour s’endormir. Je ne suis pas l’être idéal et un certains nombres de défauts font offenses à mon quotidien et grignotent mes relations jusqu’à ce que les empreintes de dents dessinent la carte d’un pays que je ne verrais jamais. Le pays des choses simples.

Je promets une évolution, une attitude qui me rendra moins con. Je reste cependant certaine que chaque action n’est influencée que par les rouages d’un engrenage qui parfois, n’est tout juste pas assez huilé. Une machine ça rouille, ça bloque, ça se bidouille, ça se travaille, ça grince, ça se répare.

La machine de notre vie est en perpétuelle rénovation et c’est ce qui la rend puissante. Faut juste se laisser le temps de trouver la faille, de trouver les bonnes pièces.

De ce lit, je ne suis pas partie et j’ai fini par m’endormir, bercée par un cœur au ralenti. Laissant la couverture d’amertume s’évaporer au fur et à mesure.


Photo :
Copyright D. Juncutt
« GibElles »