24 septembre 2006

Après C'est Fini Les Fonds De Couleur

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L’avantage d’avoir une coloc’ qui ramène ses potes bourrés à la maison à quatre heures du matin, c’est que l’on peut récupérer du bon son sur la table du salon, pendant qu’ils cuvent au petit matin. C’est ainsi que l’iTunes se gave de Ratatat, TV on the radio, Feist Open Season, Gonzales, Koze, Tiefschwarz…
Alors j’encode les compacts disques en sirotant le café soluble, puisque impossible de bien faire fonctionner la machine à expresso, et je juge des musiques que j’aurai été incapable de composer. Je suis de toute puissance puisque seule.

Je retrouve dans mon sac, le flyer d’un show burlesque queer à la Sala Rossa parce que Mel aurait voulu que je prenne quelques photos alors je me souviens l’avoir glissé là, sans trop savoir si je voulais vraiment y aller, sans trop savoir si je voulais vraiment revivre les mêmes expériences noctambules.
Claire me présente ses amies, et je ne peux m’empêcher de trouver toutes sortes de ressemblance avec les gouines de Paris. A contrario, les canadiennes prennent ici un certain plaisir à prendre soin de leurs apparences. Tout est étudié, de la petite chaîne sur le côté, ni trop grosse, ni trop longue, du débardeur qui laisse deviner un tatouage, vieux tribal ou new shcool, de la mèche de cheveux bien positionnée, de la façon de tenir la bière et de ce regard en coin genre « T’es nouvelle toi. » ,qui pourrait me ranger dans deux catégories bien distinctes, une cible potentielle ou un danger imminent.
Je ne me sens ni à l’aise, ni totalement déphasée. J’y reconnais une ambiance familière dans laquelle j’avoue trouver toutes ces filles d’une grande beauté, parce que plus affirmées qu’ailleurs et bien plus ouvertes à tous les styles de lesbianismes. Il n’y a pas de sectarisme entre elles comme on peut le retrouver en France, pays des classes sociales.

Pour finir, MiaMaze, rencontrée à la soirée hard rock de la convention de tatouage de Montréal. Elle a de l’allure sur son vélo, avec ses bottines et son manteau de fausse fourrure. Alors maintenant que je la vois de plus près, je regrette bien fort de ne pas avoir assisté à sa performance de bondage. Cette Suicide Girl Australienne est venue ici par amour, c’est souvent la cause des exils. Je comprends toute la conversation et j’ose même aligner quelques phrases en anglais, qui à mon grand étonnement traduisent mes pensées. De grands progrets qui ne m’empêchent pas encore d'entendre « Ma Burne » alors qu’elle dit « Melbourne »

Photo :
Copyright D. Juncutt
« Cowgirl Claire au Metro Lounge»