16 octobre 2006

Coeur Qui Soupire...

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Rien n’y fait, à ce foutu moral déclinant, en pente douce. Par la fenêtre, le sac plastique fait corps avec l’arbre qui perd sans conteste ses feuilles.
Je me traîne sous la douche, la buée recouvre les vitres, les miroirs, c’est un dimanche où le soleil peine à se montrer. Col roulé, mains plaquées dans les poches, j’achète un paquet de cookies que j’apporte au Musée Juste Pour Rire, pour essayer du moins.
Le type de l’accueil me demande si je suis de la presse et je rétorque que j’apporte juste quelque chose à quelqu’un. Soit, quatrième étages, ascenseur rouge, accréditation suivez la flèche. On se parle sur le canapé, je lui remonte le moral, lui offre le paquet puis me glisse chez Excentris. Je parle à un écran pour demander une place, je cherche la salle Fellini et puis je me glisse dans le fauteuil.

Dans la Science des Rêves, les acteurs ne sont pas maquillés. Emma DeCaunes en prend pour son grade, Miou Miou prend vingt ans et Chabat vingt kilos. Rien ne nuie à la rêverie, je laisse filer quelques larmes parce que je me vois bien aussi faire l’enfant qui râle ce qu’il veut en se secouant dans un lit qu’on veut pas quitter. Je pleure aussi un Paris que je fantasme et sur lequel j’ai tant craché. Rendez-vous métro de la République, j’aimerais y être en dix minutes.
En sortant, la nuit est tombée, dans la vitrine, une vidéo de danseurs nus, les parties en mouvements. Mood à Z, qui passera probablement, qui passera assurément.


Photo :
Crédit flyer Shortbus.
Soirée pour le Festival du Nouveau Cinéma.