01 avril 2007

SK#127

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Le printemps s’installe doucement et prend bien son temps. Ce blog aura été l’apologie de la météo pour l’année qui s’est écoulée. Ça semble important de parler du temps qu’il fait, ça permet de combler des conversations et nous offre un repère du temps qui s’écoule. C’est tout de même une des seules véritables choses que l’on peut prévoir sans prendre de grand risque. C’est la supériorité de l’Homme sur son système solaire. Il sait l’Homme s’il aura chaud demain et à combien de degré près, s’il peut porter un pull ou une chemise. Il est triste lorsqu’il pleut et heureux lorsqu’il fait beau, sans songer que la pluie aide à faire pousser des champs de patates entiers dont il se délectera plus tard, en purée, en frites ou sautées. Il est assez binaire dans sa façon de penser, l’Homme. Et pas uniquement concernant la météo. Il aime classer de façon assez simple, ce qui est Bien et ce qui est Mal, ce qui est Blanc ou Noir.

En tous les cas pour moi, qui suis plutôt Gris, ces derniers jours, je traînais mes guiboles dans le Mal, aussi joyeusement qu’une danse country texane exécutée par une bimbo cowgirl, secouant la botte gauche remplie de billets d’un dollar. C’est un peu l’image que je me fais des trucs joyeux et aussi la raison pour laquelle j’adore crier « Hi haaaaa ».

À compter d’aujourd’hui, il me reste quarante-huit jours avant de me retrouver dans l’Airbus A340, neuf heures de trajet sans escale, qui me ramènera chez moi. Juny rentre à la maison, et dans l’espoir fou de retrouver le bon goût du champagne que les copines auront préalablement mis au frais. N’est-ce pas…


Photo :
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« Miss P & Soul Sista - Boston »