27 août 2007

SK#161

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JB ponce le mur. Il frotte fort les dessins à la gouache, incrustés sur le mur blanc, pendant que je pose les bandes de protection sur le plafond et le sol. Plus tôt chez Leroy Merlin, on s’amuse à compter le nombre de couples qui viennent choisir leur nouveau carrelage. On se moque parce qu’on sait pertinemment qu’il n’est pas près de venir, le temps où, avec notre âme sœur, on hésitera entre le blanc cassé ou le beige sombre.
Je demande au vendeur de peinture la référence choisie. Un joli bordeaux, rouge foncé. La machine perce le pot, injecte la couleur et mélange en faisant gronder le plan de travail.

Plastique de protection. Scène de crime. Première couche. La peinture adhère très mal, je commence à regretter la teinte. J’ai très chaud, JB continue d’éliminer les noirs incrustés en hurlant « Quelle bande de connasses ! ».

A la fin de la première couche, mes espoirs s’amoindrissent. Des petites traces de graisse laissée par la pâte à fixe jaune, apparaissent, sans compter celles du rouleau.
Je m’arrête un instant. Je pense aux options, papier peint, déménagement, suicide, mais j’opte pour la seconde couche.
La magie opère. La couleur fonce. "Dégager les angles" qu’elle dit à la télé. Alors je dégage avec l’acharnement d’une enragée qui veut en finir. Je dégage et j’efface le lot de filles à souvenirs passées dans cette pièce. Le bon, le moins bon, tout y passe. Je peinture comme d’autres mettent aux ordures.
Après trois couches et aucune imperfection, je maîtrise. Très efficace.

Photo :
Copyright D. Juncutt
“Pendant les travaux”