01 septembre 2007

SK#163



Une before qui devient habituelle. Chill me rapporte les adresses de Berlin et un lots de compacts minimal que je m’empresse d’encoder. Sur le coin de table, on s’enfile environ cinq tequila, pendant que les triplées remportent le jeu et juste avant de rouler à six dans la voiture qui nous mène à la Flèche d’Or.

Au milieu de mon set, ma très chiante mèche me gêne, je me dis qu’il faut absolument que je coupe ce surplus. C’est alors qu’un rouquin barbu se penche vers moi en me demandant si je le reconnais. Flash-back monumentale. Décompte infernal, j’en oublie l’enchaînement. Luc. Cinq années écoulées. Je n’en reviens pas. Il est venu me voir. Il a su que je passais, il me dit que j’ai fait un sacré bout de chemin depuis le temps, qu’il a tout suivi.
Je retrouve la Jouvet avec qui on débriefe un an et demi de vie, ainsi qu’Yvette qui me raconte les galères de son exposition.

Le défilé commence. Dans les loges j’ai chaud. Slide et moi nous rinçons l’œil. Je dis à Aline que c’est la plus belle. J’ai envie de croquer toutes les petites fesses qui se précipitent pour enfiler les bouts de tissus de Delphine.
Michel-Ange fini par s’endormir ivre mort sur le sofa. On vole au secours d’une japonaise qui se vautre lamentablement et fait éclater son crâne sur le sol.
Isa revient bronzée de la République Dominicaine. Chill disparaît. Une si jolie fille me demande d’écrire mon nom sur son portable avant que je la dégage de la scène, blasée que je suis et ne croyant assurément pas recevoir le moindre message myspace qu’elle me promet.

Je vais cependant la chercher à plusieurs reprises dans la salle, avec la volonté de, peut-être, m’excuser de mon attitude distante. Elle a disparu.
Lucienne accourt vers moi et hurle « Jun, je me suis battue ». Olivia et Virginie dansent devant moi tels des anges. Luc, torse nu, embrasse garçon et fille puis me serre dans ses bras en disant qu’il est si heureux de me retrouver.
Je commande une dernière coupe de champagne et fume la dernière cigarette survivante d’un paquet écrasé dans la poche. Je danse. Je suis bien. Il est six heures du matin.


Photos :
Copyright D. Juncutt
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