11 novembre 2007

SK#177



Avant de sortir, il y a toujours ce petit moment d’appréhension qui nous permet d’anticiper chaque rencontre. Celles dont on se passerait bien. Celles qu’on désire.
Faire l’effort, toujours, d’être aimable.
On se laisse finalement emporter par l’inconnu, l’improbable, parce que l’anticipation n’a plus sa place et puisque rien ne se passe jamais comme on le pensait. Jamais.
Et c’est à chaque fois ainsi. De bonnes et de mauvaises images trottent dans le nuage du matin. S’entendre dire « J’ai fais ça, vraiment ? » Des amnésies partielles et essentielles afin de conserver un minimum de dignité pour continuer la nuit.
Savoir que quelqu’un t’attend quelque part, c’est perdre sa liberté.
Je ne suis pas prête à ça.


Vidéo énervante, trash et puante:
Copyright D. Juncutt
« You Should Be Me numéro 11 »