02 janvier 2008

SK#188



Je m’assieds sur le bord du lit, c’est le deuxième jour de deux mille huit. Je suis en retard, comme à chacune de ses visites.

S’attacher sans menottes aucune mais sentir son goût de fer dans la bouche. Je suis témoin de mes actes aux conséquences flagrantes. Lorsque sur un bout de canapé rouge, c’est l’évidence même.

On m’a volé un objet. Mais bien plus encore. Cette relation est une danse interminable où chaque pas de travers ressemble à une fuite. Le pardon est un renoncement, il est empli de rancœur subtile qui laisse des traces dans les mots d’amour.
Et lorsqu’à l’avenir, je me promets irréprochable, la pièce se vide, faisant raisonner l’écho de nos rires.



Photo:
Copyright D. Juncutt
"Sofiane chez moi"

Vidéo:
A ECOUTER D URGENCE
Sebastien Tellier