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30 août 2008

SK#222



La drogue c'est mal.
En direct de mon mur rouge. Il va être temps de partir à la private soirée Excentrique, où les ancetres de Victoire nous ferons de l'oeil.
A voir dans le prochain YSBM.

Photo:
COpyright D. Juncutt
"Eat, POB & Jack at my home"

19 août 2008

SK#225



J’entraîne Sophie chez American Apparel. J’essaye quelques sweets pour finalement ne pas en prendre. Elle va me chercher quelques maillots, elle est docile, elle me fait rire. Je suis comblée de l’avoir à mes côtés, sept heures par jour. A la caisse, la vendeuse essaye de me vendre une paire de lunettes moche assez tendance, alors je lui sors mes rayban pour la calmer. « Même pas un élastique pour les cheveux ? » fini t’elle par s’exclamer. Je lui souris, parce que j’aime la façon dont ses cheveux tombent délicatement sur son épaule. J’aurai pu passer l’après-midi, nichée dans son cou, à y sentir les relents de framboises d’un shampoing bon marché, en écoutant à s’en écœurer, the Ballad of Broken Birdie.

Múm en boucle, c’est bien là tout ce qu’il me faut, lorsque sortie du métro, la pluie fait gonfler la fibre de mes vêtements. C’est un peu la rentrée et chaque chose reprend sa place. Il reste du vide entre les évènements, il reste des amis éparpillés sur le globe, mais au fond, je saisis ce sentiment de plénitude qui ne m’avait pas gagné depuis plusieurs mois. Mouillée, gambadant sans crainte, le pas alerte, ainsi lavée de tant de tracas bourgeois.

Des images du film Broken English viennent me hanter. La scène du second réveil, le corps titubant de l’héroïne. Je me dis que chercher quelqu’un au réveil est un signe d’attachement irrémédiable. Et puis, ce petit geste anodin. Déposer sur la table basse, deux verres d’eau avant d’aller se coucher, un pour lui, l’autre pour elle. Ce même comportement imperceptible d’attention que je fais à chaque fois qu’une fille, qui compte, partage ma nuit.

Cependant. J’écris des lignes que je relis plusieurs fois et qui ne trouverons pas leur destinataire. J’essaye de dire. Je tente d’expliquer. Je comble mes silences. Je veux dire combien je n’aime pas. Qu’au-delà de toute espérance et après mûre réflexion, nos univers nous séparent, ton mal de vivre se confronte au mien, ta fragilité me fait défaut, c’est une histoire de peaux incompatibles, je vous prie d’agréer, mademoiselle, mes salutations distingués. Au possible oui, finir par une civilité agréable et irréfléchie. Revenir à un état simple. Du temps où ma bouche n’était pas un terrain de jeu, où le désir, morne, n’encombrait pas nos échanges.
Je n’envoie rien.
Il n'y avait pas de verres d'eau près du lit.

Sinon, vous saviez que le véritable prénom de Brian Eno était : Brian Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno

Quand je pense que je n'ai même pas de deuxième prénom.


Photo :
Copyright AA.

15 août 2008

SK#224



Je peux fermer les yeux et imaginer le moment où nous volions au dessus des nuages. Ce tapis blanc, mélange de coton et de fibres, qui m'appelle souvent au moment de m'endormir. Le soleil au dessus, au dessus de tous. Le calme et rien d'autre.

Ma peau est bien caramélisée par les expositions répétées au soleil. On vole l'huile d'olives pour s'enduire les membres. Ca cuit, c'est rouge, ça pique. J'ai mal à la gorge, une angine débarque. La salope, même en vacances, pas tranquille dans mon corps.
Je repense à la soirée Goldrush. Au nombre exorbitant de bouches que j'ai léchée alors je cherche parmis les visages qui auraient pu me refiler sa saloperie. Une mononucléose n'est pas à écarter. Il est bon d'avoir des amis médecins, on me promet une ordonnance pour demain, et de ces frasques abusées, je me vois crever, fiévreuse, à avaler de travers, sourde de l'oreille gauche à jouer les hypocondriaque.
Une body alerte.

Mes vacances ressemblaient beaucoup à cette chanson ci-dessous. Et pas seulement parce que je suis une effrontée de première classe.



Découvrez Ricchi e Poveri!



NB: You Should Be Me a désormais son propre blog, sur lequel est regroupé toutes les vidéos. C'est PAR ICI.


Vidéo:
Copyright D. Juncutt
YSBM # 21

Musique:
Cliff Martinez - First Sleep
Alphawezen - I Like You
Jack Johnson - While We Wait

04 août 2008

SK#223



Avant de partir pour Madrid, je voulais m'amuser en participant au FAQ de noirbonbon (question et réponse à voir sur son blog), et puis j'ai envie de dire... Bien fait pour toi, sale geek égocentrique.

Laetitia dit : (21:33:12)
ce qui te fait le plus mouiller ?
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:33:21)
oh la vache
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:33:24)
t'es chiée
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:33:33)
je vais me brouiller avec plein de gens
Laetitia dit : (21:34:58)
jai pas dit qui, jai dit ce qui
Laetitia dit : (21:35:01)
ahah
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:35:20)
mais en général ce sont plus les "gens" qui me font mouiller et non les choses
Laetitia dit : (21:35:36)
bonne réponse
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:35:37)
ah si j'ai une réponse
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:36:00)
mais quand tu dis les choses qui me font mouiller,je reconnais bien là ton coté geek superficiel ;)
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:36:21)
t'es le genre de nana à te toucher juste après avoir acheté une jupe ou un jeux nintendo
Laetitia dit : (21:38:58)
oh mon dieu
Laetitia dit : (21:39:02)
quelle image.
Laetitia dit : (21:39:07)
il faut que tu t'expliques là.
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:39:11)
assume
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:39:26)
moi je n'ai jamais de post sur mon dernier achat
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:41:20)
bon arrête de répondre à tous tes fans de merde
Laetitia dit : (21:41:50)
exigeante et impatiente qui plus est !
Laetitia dit : (21:41:57)
T'as raison
Laetitia dit : (21:42:01)
jmouille vite
Laetitia dit : (21:42:13)
mais jai pas ma réponse.
-Djouny- Madrid NOUS voilà ! dit : (21:43:01)
à ta question ?
Laetitia dit : (21:44:02)
oui..
Laetitia dit : (21:46:17)
alors !

Ma réponse :
Mes Rayban Wayfarer qui me donnent l'air d'une star. Et c'est surement pour ça que je me laisse pousser les cheveux.


Photo:
Copyright black_pulse
"Noirbonbon"

03 août 2008

SK#222



Je règle mes comptes à coup de reins Les yeux fermés c’est plus facile. Lorsque leurs petites têtes bien faites épousent la courbe de mon épaule, sur les hauteurs d’une nuit inachevée, on pourrait presque les confondre. Seul le jour change.

La texture d’une chevelure me ramène au constat terrifiant que personne n’a encore été capable de passer après Nous. Que malgré mes caresses et leurs effets, le souvenir pèse. De cette harmonie foudroyante, qui animait nos ébats et que je ne parviens pas à effacer, à égaler. Puisque les sentiments ont par la force des choses, bien disparus, le souvenir de nos peaux eux, restent et se confrontent aux autres essences. S’il avait fallu conserver un trophée, j’aurai gardé nos ecchymoses.

Il aura suffi qu’elle me dise « Tu as la peau tellement douce », prononcé avec le même étonnement, une main sur mon bras, le corps chaud, pour que l’évidence et le fantôme de nos rires me hantent à nouveau. Déclenchant au passage, la réminiscence d’un désir qui se fourvoie, réduisant à néant toutes les possibilités d’apprécier la moindre parcelle de peau inconnue. Parasité par la comparaison, d’un baiser, d’une odeur, d’un toucher, d’une voix, d’une présence.
Je suis une salope qui n’oublie pas.

Photo :
Copyright Emilie Jouvet
"Moi"

02 août 2008

SK#221



Je ne me souviens plus du nombre de fois où je m'étais exploré l'entre jambe en écoutant cette chanson. Nourrissant de loin, toutes les idées que je me suis forgée au jour d'aujourd'hui sur ce que doit être une femme pour me plaire. Une plastique, une ouverture d'esprit, une expérimentation constante pour servir mon désir machiavélique mais rassurant.

Lorsque je touche la main de l'Une tout en fixant l'Autre, pendant qu'une troisième perd son regard sur ma bouche, il me semble avoir été marabouté par un lot d'images qui narraient mes fantasmes d'antan et que je suis d'humeur à assouvir. La désinvolture incarnée.

Une disponibilité dénuée de tabous inutiles qu'on s'empresse de combler entre mes bras, sur mon sourire. Leurs dos en sueurs en résultent.

C'est l'Eté tout simplement.

Vidéo:
Copyright D. Juncutt
Madonna - Justify my love